Pourquoi je soutiens MassySansPSG.fr – Chronique d’une vie devenue impossible 

You are currently viewing Pourquoi je soutiens MassySansPSG.fr – Chronique d’une vie devenue impossible 
Doc PhillVan

Il y a des jours où je me dis que j’aurais dû écouter les vieux films de science-fiction : « Le futur appartient à ceux qui construisent des stades géants… juste sous ta fenêtre ».

Malheureusement, ce n’était pas de la fiction.

Je me réveille un dimanche.

Enfin… réveiller est un grand mot. Disons que le grondement grave des groupes électrogènes du stade m’a empêché de dormir, comme tous les soirs de match, de concert ou de “festival surprise”.

Il est 8 h 12.

Le “Gigastade PSG Massy Arena XXL Power Ultra” a communiqué sur un “événement exceptionnel non annoncé”.

En langage normal, ça veut dire :

👉 90 000 personnes attendues,

👉 la ville quadrillée,

👉 les CRS à chaque carrefour,

👉 et moi qui essaie juste de tourner une petite vidéo pour ma chaîne YouTube : Nimporte Nawak.

Oui, cette chaîne-là :

👉 https://www.youtube.com/@nimport-nawak

Celle où je fais mes conneries habituelles.

Celle où, avant, on entendait juste ma voix… pas 12 000 supporters scandant “PARIS PARIS PARIS”.

1. Le bruit. Évidemment.

Entre les basses du concert, les sirènes, les annonces du stade qui résonnent comme si elles étaient dans mon salon, et la foule qui passe sous mes fenêtres, mon micro sature dès que je dis « Bonjour ».

Résultat :

– 32 prises pour une phrase de 6 mots.

– Et au montage, j’arrive à distinguer… le chant des ultras.

2. La concentration est morte.

Imagine essayer de rédiger un script pendant que :

  • 300 personnes passent sous ta fenêtre,

  • 4 fourgons CRS bloquent ta rue,

  • un hélico stationne au-dessus du quartier,

  • tu te demandes si tu pourras seulement sortir acheter du pain sans être avalé par la marée humaine.

Même méditer deviendrait un sport extrême.

3. La sensation d’insécurité permanente.

Pas à cause des supporters — la plupart sont très bien.

Mais parce qu’avoir 90 000 personnes à 400 mètres de chez soi, plusieurs fois par semaine, c’est de l’anxiété organisée :

  • bruits soudains,

  • attroupements imprévisibles,

  • sirènes,

  • routes fermées,

  • impossibilité de se déplacer quand on veut.

Tu vis dans ton propre quartier… comme si tu rendais visite chez quelqu’un d’autre.

J’ai l’impression d’habiter dans une BD parodique.

Les jours de match, aller chercher mon courrier demande une stratégie militaire.

Faire mes vidéos YouTube demande une cabine insonorisée (que je n’ai pas).

Recevoir des amis ? Ils n’arrivent jamais à passer les barrages.

Et travailler chez moi ?

Eh bien… disons que si je deviens auteur de romans catastrophes, je n’aurai même plus besoin d’imagination.

Parce que là, ce n’est plus une question de confort.

C’est une question de vivabilité.

Ce projet est totalement disproportionné pour Massy, et pour tous ceux qui vivent dans l’environnement immédiat — dont moi, à 400 mètres.

Et si je dois défendre mon quartier, ma tranquillité, mon droit à faire mes petites vidéos stupides sur NimporteNawak sans entendre 90 000 personnes hurler à chaque but…

Eh bien je le fais.

👉 Je soutiens MassySansPSG.fr

👉 Et j’invite tous ceux qui aiment un peu leur ville à en faire autant.